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2009114943_P1030175modifiJean-Paul Jauffret
interview par Marie-Hélène Schaaper
janvier 2010


  • Biographie

Né le 22 août 1930

Diplôme national d'œnologue (DNO) en 1959

Licencié en droit

Marié à une demoiselle Dourthe

 

  • Cursus

PDG de CVBG-Dourthe-Kressman de 1957 à 1995

Adjoint au maire de Bordeaux, chargé des finances

Président et vice-président en alternance du CIVB

Président du syndicat des négociants

Membre de l’Académie des vins de Bordeaux

Premier président de l’Association des anciens élèves œnologues de Bordeaux

18 fois champion de France de tennis

Premier président de VINEXPO de 1981 à 1995

 

  • Une dégustation mémorable

Un dîner chez lui avec Robert Parker, Michel Rolland et Mr Borie ;

Ont été servis à l’aveugle : Yquem 1937, Canon 55, Lafite Rothschild 1918 et Calon Ségur 1945. Robert Parker a trouvé l’origine, l’appellation, le millésime et le nom de chaque cru. Incroyable !!

 

  • Ses fiertés

De toute sa carrière, il n’a jamais débauché un seul salarié.

Imposer un blanc à bordeaux : Dourthe n°1.

 

  • Création de l’association des œnologues de Bordeaux

Son but était de valoriser une profession qui débutait.

Créer une revue (Connaissance de la Vigne et du Vin, devenue depuis Journal International des Sciences de la Vigne et du Vin) pour tenir toujours informés les œnologues.

Créer une émulation entre tous les jeunes œnologues.

 

  • Épilogue

« Le vin et le sport sont compatibles, car j’ai eu une carrière sportive de haut niveau et j’ai bu 10 000 litres de vin dans toute ma carrière d’œnologue. »

 


2010135310_P1030497Sandrine Garbay, Château d'Yquem, Promotion 1989
interview par Marie-Hélène Schaaper
mars 2010
 
  • Ses premières années...

Sandrine Garbay est née à Bordeaux, mais elle n’est issue du milieu viticole. C’est son père, qui travaillait pour Miroir Brauthite (cuves inox), qui lui a transmis sa passion du vin.

L’œnologie a été pour Sandrine la possibilité de mettre en pratique son goût pour la biologie. Et puis, elle se lançait un petit défi en choisissant de travailler dans un milieu plutôt masculin.

Après l’obtention de son Diplôme National d'Œnologue en 1989, elle poursuit ses études dans le laboratoire de madame Aline Lonvaud. Elle travaille alors sur la mise au point d’un ferment malolactique à inoculation directe. Puis ses recherches de thèse se portent sur l’étude des membranes des bactéries lactiques et leur adaptation au vin.


  • Château d'Yquem...


Elle décide de revenir à la production après quelques années de recherche et entre en 1994 à château Yquem pour s’occuper du laboratoire.  Elle devient par la suite responsable qualité et en 1998, elle obtient le poste de « maître de chai » à Yquem. Sandrine devient de ce fait la première femme maître de chai dans un premier grand cru bordelais.

Elle va enfin « faire du vin » et elle en est vraiment heureuse et comblée.

Entre temps, elle a appris à aimer Yquem et son environnement.

Le fait d’être une femme ne lui a jamais posé de problème. Le problème était plutôt de diriger une équipe, c’est une matière qui n’est pas enseignée à la fac !

À chaque fois que Sandrine déguste une bouteille d’Yquem, elle est très fière d’avoir participé à son élaboration. Elle est également fière d’avoir remis le vin blanc sec, le Y, au goût du jour.


  • Une anedocte en conclusion...

 

Sandrine a reçu un soir un appel du célèbre restaurant Atrio en Espagne.  Le sommelier venait de casser le col d’une bouteille d’Yquem  1805, vin le plus cher présenté sur la carte.

Le comte de Lur Saluce leur a proposé de venir immédiatement pour reconditionner la bouteille.  Le propriétaire, le sommelier et le maître d’hôtel ont roulé toute la nuit et le matin la bouteille a été reconditionnée au château, dans une bouteille du XIX° siècle. Cela a donné l’occasion à Sandrine de déguster le millésime 1805 qu’elle a trouvé très bon !



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